Greenwashing : quels risques juridiques pour les marques ?

Mis à jour le 09/09/2022 Article réservé aux abonnés Contenu réservé aux abonnés premium

En bref

  • Le greenwashing ou l’écoblanchiment est défini par le Larousse comme l’utilisation fallacieuse d’arguments faisant état de bonnes pratiques écologiques dans des opérations de marketing ou de communication.
  • En France, c’est la loi 2021-1104 du 22 aout 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets qui introduit les changements les plus significatifs.
  • Lufthansa, easyJet, Adidas… De nombreuses marques ont déjà été jugées pour greenwashing suite à des campagnes publicitaires accusées de tromper les consommateurs.
Allégations environnementales, changement de paradigme réglementaire

Le 28 janvier 2021, la Commission Européenne a rendu son rapport concernant les allégations environnementales. Cette dernière pointe l’absence d’informations ou de preuves facilement accessibles pour appuyer les allégations environnementales produites par les annonceurs. On entend par « allégation environnementales » toute forme de communication sur une ou plusieurs caractéristiques environnementales d’un bien ou d’un service.

Dans l’optique de ‘’fit for 55’’ - l’ambitieux plan européen en matière de durabilité - la crédibilité des démarches est centrale. C’est pourquoi la lutte contre la désinformation et le greenwashing est si importante. L’UE, et certains pays membres comme la France, l’ont bien compris et adoptent de multiples mesures en ce sens.   

Ces nouvelles règlementations et exigences font peser un risque juridique et économique très important sur les acteurs peu ou mal préparés. D’une certaine façon, c’est l’essence même de la publicité et du marketing qui est bousculée.  

Ce contenu est réservé aux abonnés Premium

Faites confiance à Novethic essentiel pour déchiffrer les dernières actualités de développement et finance durable