Allégation et greenwashing : vendre du faux durable devient un risque juridique coûteux

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Allégation et greenwashing : vendre du faux durable devient un risque juridique coûteux

 Article réservé aux abonnés | Par  Anne Catherine Husson Traore | Publié le 24/06/2022

Quel est le point commun entre DWS, société de gestion de la Deutsche Bank, et Adidas ? Même si elles n’opèrent pas dans le même secteur, ces entreprises ont été attaquées devant le juge pour tromperies sur leurs engagements durables et risquent gros. Les affaires judiciaires n’en sont qu’au début mais elles donnent une idée du prix à payer pour les entreprises qui usent d’allégations durables à des fins de marketing facile, sans prendre la mesure des risques liés aux controverses qui pèsent sur leur réputation et potentiellement leur cours de bourse.

"Pratiques commerciales trompeuses". C’est ce dont Zero Waste France accuse Adidas et New Balance. L’ONG vient de déposer plainte contre les deux entreprises, en s’appuyant sur les articles L. 121-2 et suivants du code de la Consommation, qui font des fausses allégations environnementales un délit passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 300 000 euros ou plus. Zero Waste veut ainsi s’attaquer à la stratégie marketing qui met en avant le recyclage de tout ou partie de produits qui sont supposés faire du "bien à la planète", alors que ces allégations ne reposent sur aucune base scientifique type "Analyse de Cycle de Vie" ou réduction drastique de la pollution plastique.

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