Siège de Wirecard, près de Munich en Allemagne., @CCO

BUSINESS CASE

Entreprises controversées : quel est le bon niveau d’alerte pour des cas comme Wirecard ou FaceBook ?

 Article réservé aux abonnés|Par  Anne-Catherine HUSSON TRAORE et Arnaud DUMAS|Publié le 29/06/2020

La déconfiture de Wirecard, la fintech allemande cotée au Dax 30, et la dégringolade boursière de FaceBook pour cause d’appel au boycott de ses annonceurs avec la campagne #stophateforprofit, montre l’intérêt qu’ont les investisseurs à disposer d’alertes sur les risques ESG que courent des entreprises controversées. Ce type de service est fourni par des agences de notation comme Sustainalytics qui établissent des échelles d’alerte allant de 1 à 5. Est-ce suffisant pour éviter les catastrophes ?

L’exclusion des entreprises controversées est une pratique courante de l’investissement responsable. Elle permet, en principe, d’éviter la présence d’acteurs encombrants dans les portefeuilles ISR c’est pourquoi la plupart des sociétés de gestion qui l’utilisent ont mis des règles en place pour exclure les entreprises notées 4 et 5 sur l’échelle de la controverse. Problème : une entreprise comme Wirecard qui s’est écroulée en quelques jours avait fait l’objet d’alertes inquiétantes depuis plusieurs années mais n’était notée que "3" par Sustainalytics, le spécialiste de ce type de notation.

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