Le projet de barrage qui devrait inonder une partie de la vallée de Bisri, au Liban, fait l'objet d'une forte contestation sociale., @capture Banque Mondiale

BUSINESS CASE

Le projet de barrage de Bisri au Liban, symbole des financements controversés

 Article réservé aux abonnés|Par  Anne-Catherine HUSSON TRAORE|Publié le 17/08/2020

La contestation par les populations de projets d’infrastructures géantes est un phénomène fréquent. Au Liban, compte tenu des événements et du soulèvement de la population contre ses dirigeants corrompus, le barrage de la vallée de Bisri, financé en grande partie par la Banque Mondiale, pourrait être définitivement remis en cause. Récit de ce combat emblématique.

L’approvisionnement en eau des habitants de Beyrouth est au cœur du projet controversé de barrage dans la vallée de Bisri. Née dans les années 70, l’idée n’a vraiment pris corps qu’en 2015 quand la Banque Mondiale a accordé un prêt de 500 millions d’euros pour financer le barrage dont le coût a officiellement été évalué à 600 millions d’euros mais qui pourrait en fait coûter 1,2 milliard d’euros. Quelques jours avant l’explosion qui a détruit une partie de la ville et entraîné sa démission, le gouvernement réitérait son soutien à ce projet destiné, selon lui à apporter aux habitants de Beyrouth l’eau dont ils ont cruellement besoin.

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