Les épargnants sont moins confiants dans les labels que leurs conseillers., @CCO

L'ACTU

Bousculade au portillon de la labellisation : quel bénéfice pour l’épargnant ?

 Article réservé aux abonnés|Par  Anne-Catherine HUSSON TRAORE|Publié le 11/02/2021

L’épargne des Français gonflée par la crise est, en partie, investie dans des fonds qui ont obtenu le label ISR dont la part de marché a explosé en 2020. Les encours ont augmenté de 140 % pour atteindre quasiment les 350 milliards d’euros d’encours. On trouve maintenant près de 500 produits labellisés ISR sur le marché français mais l’épargnant trouve-t-il son compte dans cette offre abondante ?

Deux facteurs expliquent le développement du label ISR en 2020 : l’entrée en vigueur de l’obligation créée par la loi PACTE qui oblige tous les distributeurs d’assurance vie, à proposer au moins un fonds labellisé (ISR, GreenFin ou Finansol) et le mouvement, initié en 2018 par la Banque Postale Asset Management (LBPAM), de labellisation de gammes importantes. Cette dernière a fait labelliser la totalité de sa gamme fin 2020 et d’autres sociétés de gestion continuent à étoffer leur offre. Candriam, par exemple, a annoncé ce matin la labellisation ISR des 16 fonds proposés au marché français par cet acteur belge.