Le DG de Deutsche Bank a annoncé que sa banque allait massivement investir en faveur de la transition énergétique dans les cinq années à venir., @Deutsche Bank

L'ACTU

La Deutsche Bank va dépenser 200 milliards d’investissements verts en cinq ans

Par  Ludovic DUPIN|Publié le 16/06/2020

La Deutsche Bank va investir trois fois plus d’argent dans l’économie verte lors des cinq années à venir qu’elle ne l’a fait dans les fossiles au cours des cinq années précédentes. Une annonce majeure pour la banque allemande à qui l’on a longtemps reproché son retard sur la transition énergétique.

Lors de la saison mondiale des assemblées générales, et malgré la crise en cours du Covid-19, le monde de la finance et les banques en particulier ont été mis sous pression en matière d’engagement climatique et de financement des fossiles. La plus grande banque allemande, Deutsche Bank, s’est montrée particulièrement peu allante, ces dernières années, sur ces sujets. Mais le "Jour d’Après" semble avoir touché la direction germanique.

Lors de la réunion avec ses actionnaires mi-mai, le directeur général Christian Sewing a annoncé 200 milliards d’euros d’investissements verts d’ici 2025. Christian Sewing assure que "la durabilité est un domaine où nous, en tant que Deutsche Bank, avons une responsabilité sociale, mais nous voyons également des opportunités". En plus des investissements, la banque annonce qu’elle va émettre son premier Green bond dès 2020.

Proche de la société générale

À titre de comparaison, ces 200 milliards d’euros d’investissements verts représentent plus du triple des investissements dans les énergies fossiles réalisés par la banque allemande entre 2015 et 2020. Selon des chiffres de Reclaim Finance et de Rainforest Action Network, la banque avait dépensé 62 milliards d’euros sur cette période. L’engagement de la banque allemande est aussi à comparer à son homologue français, la Société Générale qui, fin novembre 2019, annonçait 120 milliards d’euros d’investissements dans la transition énergétique d’ici 2023. Reste à savoir dans les deux cas, le détail de ce que recouvrent ces sommes.

Lors de leurs assemblées générales, les grandes banques françaises ont été largement interrogées sur leurs engagements en faveur du climat. Les annonces ont fusé. Par exemple, Natixis, filiale du groupe BPCE, a publié une nouvelle stratégie, s’engageant à sortir complètement du financement du charbon thermique dans l’OCDE en 2030 et pour le reste du monde en 2040. BNP Paribas a décidé de ne plus financer de nouveaux clients dont la part du charbon dans le chiffre d’affaires est supérieure à 25 %. 

De son côté Crédit Agricole avait déjà annoncé une politique très en pointe dès l’été 2019. En particulier, la banque mutualiste a exigé de ses entreprises clientes un plan de sortie du charbon d’ici 2021 aligné avec les objectifs cités ci-dessus qui repose non pas sur la vente des actifs mais sur leur fermeture. La Société générale à quant à elle promis de "préciser nos ambitions de banque responsable pour contribuer à une transition énergétique efficace" pour produire des effets importants en 2021.

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