La renationalisation d’EDF, épilogue de l’échec de son parcours sur les marchés financiers

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La renationalisation d’EDF, épilogue de l’échec de son parcours sur les marchés financiers

 Article réservé aux abonnés|Par  Arnaud Dumas|Publié le 07/07/2022

Elisabeth Borne, la première ministre, a transformé la rumeur en annonce : le gouvernement veut nationaliser EDF, 17 ans après l’introduction en Bourse d’un peu moins de 20 % de son capital. Ce retour de l’énergéticien dans le giron public achève le chemin de croix boursier d’EDF dont l’action vaut moins de 10 euros, les investisseurs semblant effrayés par le coût exorbitant de sa stratégie nucléaire et le mur de sa dette de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

La bourse n’a pas acheté le modèle EDF. Après son introduction en 2005, le prix de l’action d’EDF est monté pendant deux-trois ans, avant de ne plus jamais cesser de sombrer. Trop endettée, contraint par un niveau de prix insuffisant imposé par l’actionnaire public, enchaînement de difficultés industrielles sur ses activités nucléaires… EDF semble n’avoir jamais réellement convaincu les investisseurs. Son cours de Bourse est passé de 73 euros à son apogée fin 2007, à moins de neuf euros le 7 juillet 2022. Après plusieurs mois de rumeurs lancinantes, le gouvernement a décidé de tourner la page de la privatisation et de réintégrer le fournisseur d’électricité dans le giron public.

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