La Russie : un bourbier pour les fonds durables qui ouvre le débat sur les actifs à haut risques ESG

Les entreprises russes sont devenues des actifs à fuir. , @CCO

L'ACTU

La Russie : un bourbier pour les fonds durables qui ouvre le débat sur les actifs à haut risques ESG

 Article réservé aux abonnés|Par  Novethic, Anne-Catherine HUSSON TRAORE|Publié le 17/03/2022

Qu’allaient-ils faire dans cette galère ? La presse financière, de Bloomberg au Financial Times en passant par Financial News, s’est émue de constater que des acteurs importants de la finance durable avaient des actifs russes, sous des formes diverses. La guerre en Ukraine ouvre ainsi un nouveau front du débat sur les actifs éligibles à l’ESG. La crise montre les limites de l’approche Best in class, allergique aux exclusions éthiques, et la nécessité de mieux savoir où opèrent les entreprises.

"Les investisseurs ESG accusés de s’être trompés sur la Russie", titre le Financial Times. "Réveil brutal pour les fonds ESG sur les obligations russes", renchérit Bloomberg. "Les fonds ESG d’Abdrn, Carmignac et Amundi sont les plus exposés aux compagnies russes", précise le site britannique Financial News. En anglais, le débat est ouvert tous azimuts sur la compatibilité de la prise en compte de critères ESG avec une présence en Russie, pays sous sanctions depuis son annexion de la Crimée en 2014. Bloomberg s’étonne par exemple que les fonds ESG aient pu détenir, avant la guerre, 8,3 milliards de dollars d’actifs en Russie et être investis dans des actions d’entreprises publiques comme Gazprom, Rosfnet ou Sberbank et des obligations de l’État russe (au bord du défaut de paiement) !

Cet article est réservé aux abonnés

Faites confiance à Novethic Essentiel pour déchiffrer les dernières actualités de développement et finance durable