Le profil des DG des grands groupes cotés français est toujours le même et c’est un problème

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Le profil des DG des grands groupes cotés français est toujours le même et c’est un problème

 Article réservé aux abonnés|Par  Mathilde GOLLA|Publié le 19/05/2022

"Les dirigeants des grandes entreprises françaises ont fait tomber la cravate sur leurs photos de profils !", constate le cabinet de recrutement Segalen et associé. Mais derrière ce changement d’apparence, le (vrai) profil type du DG reste figé, observe le chasseur de têtes spécialisé dans l’embauche de dirigeants, d'administrateurs et d'experts. Il s’agit toujours d’un Français, de 56 ans, diplômé d’une des quatre grandes écoles d’ingénieurs du pays et majoritairement issu de l’interne. Un entre-soi qui n’est pas sans poser de problèmes.

"L’homme blanc de 50 ans n’est pas encore assez une espèce en voie de disparition", ironise Diane Segalen, à la tête du cabinet Segalen et associé. Le DG type du CAC 60 (le CAC 40 plus les 20 valeurs boursières suivantes) reste un homme de 56 ans issu du même moule, celui des grandes écoles françaises.  Résultat, seuls 12% des grands patrons français sont de nationalité étrangère. D’autres fonctions clés sont plus internationalisées, comme les directeurs financiers qui comptent un quart d’étrangers ou les directeurs des ressources humaines avec près de 20% de DRH non français au sein du CAC 60. Djamal Moussaoui, associé du cabinet souligne qu’France, "plus la société est importante, moins la fonction de DG est internationalisée". 

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