Les émissions de scope 3, un indicateur toujours peu lisible pour les investisseurs

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Les émissions de scope 3, un indicateur toujours peu lisible pour les investisseurs

 Article réservé aux abonnés | Par  Paul Kielwasser | Publié le 23/01/2023

Le reporting des émissions de scope 3 reste en chantier. Académiques et professionnels des services financiers s’accordent pour pointer des données parcellaires ou incohérentes, dont l’estimation demeure ardue en-dehors des secteurs extractifs. Cette situation complique le suivi effectif des trajectoires de décarbonation des entreprises, que les régulateurs souhaitent mieux encadrer.

Microsoft aurait réduit de près de 50% ses émissions de scope 3 entre 2017 et 2019, tandis qu’Alphabet aurait multiplié les siennes par cinq sur la même période. L’écart s’explique-t-il par des décisions stratégiques passées inaperçues ? Il est probable que non : des chercheurs ont examiné les données de scope 3 reportées au Carbon Disclosure Project (CDP), repérant ces variations temporelles et intra-sectorielles. Elles menacent de limiter la portée des nouvelles règles sur le reporting climat des entreprises, ainsi que la fiabilité des efforts de transparence exigés des investisseurs. 

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