Les pipelines, des investissements de plus en plus risqués et coûteux

Pipeline de gaz de schiste , @CCO

L'ACTU

Les pipelines, des investissements de plus en plus risqués et coûteux

 Article réservé aux abonnés | Par  Nicolas REDON | Publié le 24/08/2022

Alors que l’Union européenne se préoccupe de son approvisionnement en gaz, les mégaprojets de pipelines gaziers et pétroliers en Europe et Amérique du Nord connaissent des fortunes diverses. Plusieurs entreprises comme Uniper ou NextEra, qui participent directement aux financements d’infrastructures, ont récemment dû signaler dans leurs résultats des dépréciations d’actifs consécutives à des retards ou échouages de projets. C’est le cas aussi de l’État canadien. Entre surdimensionnement par rapport aux engagements climatiques et oppositions locales, les ONG estiment que la construction de nouveaux pipelines n’a plus rien d’un investissement sûr. Cet été, Novethic Essentiel vous propose une série d’articles sur de grands enjeux géopolitiques.

L’information pourrait presque passer inaperçue dans la déjà très longue liste des difficultés rencontrées depuis février par l’entreprise allemande Uniper en raison de sa dépendance au gaz russe. En plus des pertes colossales déclarées pour le premier semestre 2022, au total 12,3 milliards d’euros, l’énergéticien, dont l’entreprise finlandaise Fortum est actionnaire majoritaire, a dû se résoudre à inscrire à son résultat net des dépréciations d'un montant total de 2,7 milliards d'euros relatives à un prêt accordé à la société projet qui devait exploiter le pipeline Nord Stream 2. Shell, OMV, Wintershall et Engie figurent également parmi les financeurs du projet, et ces entreprises se sont dites exposées à un risque de crédit de l'ordre de un milliard d’euros chacune.

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