Le Climate Finance Day 2020 se déroule le jeudi 29 octobre au Palais Brongniart., @CFD

L'ACTU

Suivez en direct le Climate Finance Day 2020

Par  Ludovic DUPIN et Arnaud DUMAS|Publié le 29/10/2020

Toute la journée, la rédaction de l'Essentiel de la Finance Durable vous fait suivre en direct le sixième Climate Finance Day sur le thème : "Comment relancer l'économie réelle europenne ?". Bruno le Maire, Patrick Pouyanné (Total), Mairead McGuinnness (Commission europenne), Pascal Canfin (Europdéputé), Eric Lombard (CDC), François Villeroy de Galhau (Banque de France) et bien d'autres se succéderont à la tribune.

Fin du climate Finance Day 2020

Le Climate Finance Day 2020 ferme ses portes. Malgré un contexte difficile avec le reconfinement, rendu dramatique avec l’attentat de Nice, les acteurs de la finance se sont succédé à la tribune pour se féliciter de ce qui a été fait, en particulier avec la taxonomie, et appeler à aller toujours plus loin.

Trois grands messages à retenir : 

- L’Europe ne doit pas laisser échapper la question de la donnée financière et extra-financière et la rendre plus homogène. C’est une question de souveraineté et de leadership. 

- La France va émettre un nouveau Green Bond en 2021, a annoncé Bruno Le Maire. 

- La Banque de France et l’ACPR annoncent la publication en avril prochain de leurs résultats sur les stress tests bancaires en matière d’exposition au risque climatique

Merci de nous avoir suivi et continuez à suivre l’actualité quotidienne sur l’Essentiel de la Finance Durable.

À bientôt.



Nouveaux instruments de mesure

Pour Anne Hidalgo, il faut changer les instruments de mesure de la valeur pour assurer la transformation des économies.

Il faut, pour pouvoir avancer, s’interroger sur les instruments qui mesurent la valeur de nos économies. Il faut s’interroger sur les instruments qui sont d’un autre temps, celui des énergies fossiles. Interroger ces instruments, c’est par exemple introduire un concept, celui de la dette climatique. C’est une dette énorme, incommensurable par rapport à la dette financière qui nous sert beaucoup à évaluer nos économies.

Il faut aller de manière accélérée d’aller vers un PIB vert, dans un monde où l’utilité sociale de ce que nous produisons a beaucoup plus de valeur. 


Quatre crises

Anne Hidalgo, la maire de Paris, intervient au Climate Finance Day, dans des circonstances qui, elle le rappelle, sont particulières.



"J’ai conscience que le moment est très particulier pour intervenir sur la finance verte", dit-elle. 

"Un moment où nous sommes confrontés dans notre pays à quatre crises en même temps : écologique, sanitaire, économique et sociale, et démocratique ."


Budget vert

En attendant Anne Hidalgo, la maire de Paris, son adjoint au budget prend la parole. Il s'agit de Paul Simondon, qui est le premier maire adjoint en charge du budget et de la finance verte. Son portrait à retrouver dans l'Essentiel

Il énumère les outils mis en place par la ville de Paris "avec Finance for Tomorrow et un réseau d'autres villes en France et en Europe" :

👉 Le green budgeting pour déterminer quelles sont les lignes les plus favorables à l’adaptation et l’atténuation du changement climatique. "Nous le faisons depuis deux ans".

👉 Le recours aux obligations vertes et durables : la ville vient d’émettre pour 300 millions d’euros de Sustainable bonds. "C’est une manière de qualifier les efforts d’investissement que nous faisons".


Le NGFS à la recherche de la données manquante

Le Gouverneur de la Banque de France annonce que le NGFS a lancé un travail pour identifier les données financières ou non-financières manquantes pour les investisseurs puissent réellement mesurer le risque climatique. 

Sujet corolaire : il appelle les régulateurs à être plus prescriptifs pour que les données soient mieux harmonisées et comparables. "C'est une responsabilité européenne et on ne peut pas laisser cela à des organismes privés. La taxonomie a été une étape majeure, la mise en place de la réglementation Disclosure sera la prochaine"

Climat et politique monétaire

François Villeroy de Galhau  salue l'annonce de Christine Lagarde de lier la politique monétaire à la lutte contre le changement climatique. Ce sera un "game changer". 

"N'écoutez pas ceux qui disent que cela sera dangereux pour les banques centrales. Je refuse cet appel à l'inaction ! "

Stress tests des banques sur le risque climat, des résultats attendus en avril

La Banque de France et l'ACPR vont bientôt livrer leurs travaux sur les stress tests bancaire en matière d'exposition au risque climatique et de transition. 
François Villeroy de Galhau assure que malgré la crise du Covid, ceux-ci ont été lancé en juillet 2020 et que les résultats seront prêts en avril prochain. 
"C'est une première. Nous allons créer une méthodologie pour les stress tests climatiques !"

Covid-19 : arbitrage entre climat et relance ? 

"Avec le Covid-19, certains considèrent que à court terme il faut oublier la lutte contre le changement climatique à la faveur de la relance. Je pense exactement l'inverse. La reconstruction doit être l'occasion de bâtir plus vert" - François Villeroy de Galhau

Une journée pour se sentir Français

François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, arrive grave à la tribune: 

"Cette journée n'est pas comme les autres. Avec l'annonce du confinement et l'attentat barbare à Nice, c'est un jour où il est un peu plus important de se sentir Français"


Fin des tables rondes 

Le Climate Finance Day touche à sa fin, les trois tables rondes sont terminées. 

L'heure est désormais aux mots de conclusion, à commencer par ceux de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France.

Taxonomie et géographie

Comment la taxonomie s’applique-t-elle hors d’Europe ? "La taxonomie n’est pas basée sur des considérations géographiques. Il est possible de développer des produits basés sur la taxonomie qui ne sont pas européens dans leur scope. La taxonomie est basée sur la science, pas basée sur la géographie", rappelle Marcel Haag, de la Commission européenne.

Certains éléments sont toutefois purement liés à la réglementation européenne, comme le principe du "Do no significant harm". "L’un des objectifs de notre groupe de travail, c’est d’arriver à traduire ce point à partir des réglementations d’autres pays", explique Helena Viñes Fiestas, de BNP Paribas AM. Selon elle, les taxonomie peuvent être différentes, refléter les objectifs spécifiques de chaque pays, mais partager néanmoins un squelette commun afin d’être applicables facilement par tous.

"Il ne s’agit pas d’imposer un standard, mais d’avoir une grammaire commune", conclut Jean-Jacques Barberis, head of institutional and corporate clients division, chez Amundi.


Concurrence déloyale

"Un point important, c’est d’avoir un level playing field avec les marchés privés", explique Anthony Attia, directeur général d’Euronext Paris. Il craint une concurrence déloyale entre le private equity et les marchés publics, si la taxonomie euroéenne s’applique aux marchés boursiers et publics, et non pas aux marchés privés.

"Il ne faut pas que le passage entre le capital investissement et les marchés boursiers soient un pas tellement important, que les entreprises préfèrent ne pas le franchir, ou bien aller se coter aux États-Unis", explique Anthony Attia.

Plateforme sur la finance durable

Helena Viñes Fiestas est membre de la plateforme sur la finance durable, qui vient d’être créée par la Commission européenne. "Elle a pour objectif numéro un d’étendre la taxonomie. Il faut notamment regarder les "enabling activities", il en reste beaucoup qui ne sont pas couvertes", explique-t-elle.

Elle doit aussi conseiller la Commission Européenne sur le fait de savoir si la taxonomie doit être étendue à d’autres sujets comme le social. "Pour moi, la priorité numéro 1 sont les activités vertes, la numéro 2, c’est le social", explique Helena Viñes Fiestas.


Compliquée, la taxonomie ?

Helena Viñes Fiestas, Global head of Stewardship and policy, deputy head of sustainability de BNP Paribas, dédramatise la complexité de la taxonomie pour les épargnants :

Personne n’a besoin de connaître la taxonomie, 

il suffit de reconnaître l’écolabel ! 

 

Rendre les marchés financiers plus verts

La troisième table ronde sur "Comment les marchés de capitaux intègrent-ils la transition verte ?" vient de démarrer. En introduction, Martin Haag, directeur à la DG FISMA de la Commission européenne, rappelle les réglementations européennes déjà en vigueur.

👉La taxonomie a été adoptée en juin 2020. « Elle doit toujours être rendue opérationnelle et la plateforme de finance durable sera cruciale pour que la taxonomie soit en vigueur en 2021. »

👉Les benchmarks climat pour aligner les indices boursiers.

👉La réglementation Disclosure qui a également été adoptée.


"Les banques sont au rendez-vous de la sortie du charbon"

Lors de sa prise de parole, le PDG de Société Générale Frédéric Oudéa a réappuyé sur un point qui fait débat autour de ce CFD 2020. Alors que la banque Française renforce ses objectifs en matière d'empreinte carbone (voir ci-dessous), il assure:

"Nous, les banques française et la Société Générale en particulier, avons été au rendez-vous de la sortie du charbon. Et à l'avenir, nous verrons comment nos clients s'engagent". 

Ce n'est pas du tout l'avis des ONG comme Oxfam qui jugent que les banques sont loin du compte côté charbon. Elles financeraient un monde à 4°C.

À cette affirmation, la Fédération Bancaire Française (FBF) a vu rouge. Lors d'une conférence de presse, ses membres ont réagi : "Chiffres datés" pour BNP Paribas, données qui "ne reflètent pas les efforts significatifs engagés ces dernières années" pour la Société Générale, ou bien encore chiffrage "fondamentalement faux" pour le Crédit Agricole.


Challenge #FintechForTomorrow -  Annonce des lauréats

Coup de Cœur 2020 : Villyz

Permet aux collectivités territoriales de combiner financement bancaire et citoyen afin de réaliser des projets à impact social, environnemental et local en Europe et Afrique. 

Lauréat français : EcoTree

Plateforme digitale qui permet aux citoyens d'investir leur épargne dans le reboisement de la forêt. 

Lauréat international : Greenomy (Luxembourg)

Vise à aider les acteurs à se conformer à la nouvelle taxonomie de l’Union européenne.

Bravo à tous !

 


Politique climat

En attendant le "fire side chat" entre Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, et Anne-Claire Roux, directrice générale de Finance for Tomorrow, voici les annonces faites hier par la banque sur le renouvellement de sa politique climat.

👉Alignement de ses portefeuilles aux objectifs de l’Accord de Paris : la Société Générale se fixera dans les prochains mois des objectifs d’alignement pour tous ses portefeuilles de financement, et elle le fera secteur par secteur. La banque va s’appuyer sur une méthodologie d’alignement qu’elle est en train de mettre au point avec quatre autres banques membres de l’Accord de Katowice (BNP Paribas, Société Générale, BBVA, Standard Chartered, ING).

👉Réduction de 10 % à 2025 de son exposition au secteur de l’extraction de pétrole et gaz. La banque arrête notamment le financement des activités d’extraction aux États-Unis.


Fin des ateliers techniques

 Retour en plénière après une petite pause café !
Reprise dans quelques minutes avec Frédéric Oudéa de la Société Générale et Anne-Claire Roux de Finance For Tomorrow.

CFD aujourd'hui, Finance en commun le 12 novembre

Lors de son intervention, Éric Lombard, DG de la CDC, a donné RV pour un autre sommet financier important : "Finance en commun" qui réunira, le 12 novembre, toutes les grandes banques de développement (organisé par l'AFD). 


Neutralité carbone : financer la compensation

La finance mixte (blended finance, en anglais), avec des capitaux publics pour faire levier sur le privé, peut être une solution pour financer les solutions à émissions négatives. Mais, selon les intervenants de la table ronde, c’est un outil à manier avec précaution. 

👉 "Les montants de capital dont on a besoin nécessiteront de faire levier avec les dépenses publiques", estime Marc Sadler, de la Banque Mondiale. Mais il rappelle qu’il "faut avoir des réglementations qui rendent intéressante le financement pour le capital privé".

👉 "Il faudrait utiliser la blended finance en dernier ressort. Ce dont on a besoin, c’est de réglementations", confirme Martin Berg, de Pollination. "Mais la blended finance peut avoir un intérêt, notamment pour tester des modèles économiques."


Finance et biodiversité : l'importance de la TNFD

 La Task Force on Nature-related Financial Disclosures (TNFD) est essentielle pour Gwendolyn Yu, directrice de l'engagement et de la transformation chez BNP Paribas : 
"L'idée de la TNFD n'est pas de fournir encore plus de données, mais de pouvoir comparer les données et qu'elles soient utilisables par les investisseurs". 


"Elle permet de donner une valeur aux services rendus par la nature, pour que la finance se rende compte du coût de la perte de biodiversité !"

Neutralité carbone : financer la compensation

Pour Pollination, une solution consiste à développer la nature comme une classe d’actifs, afin d’attirer les flux financiers. "Mais il toujours difficile pour les grands investisseurs. Des plus petits se lancent, avec une volonté d’impact, mais ils ne sont pas suffisamment profitables pour attirer les grands acteurs", confie Martin Berg, associé chez Pollination, cabinet de conseil. 

Neutralité carbone : financer la compensation

La session sur les émissions négatives a commencé. "Pour atteindre les objectifs, réduire les émissions ne suffit pas. Il faut les inverser de manière agressive : retirer le CO2 de l’atmosphère, etc.", commence Marine de Bazelaire, directrice du développement durable de HBC Europe, en introduction de la table ronde.

Mais selon la société Svante, il faut un prix du carbone pour permettre de développer un marché pour ces solutions technologiques de capture du CO2, avec un prix autour de 100 à 150 dollars la tonne de CO2. "C’est le facteur clé pour amener de l’argent dans cette industrie", déclare Claude Letourneau, le PDG de Svante, une société technologique de capture du CO2. Les engagements des entreprises en direction de la neutralité carbone vont dans ce sens.


Finance et biodiversité : EDF intègre la biodiversité dans son Green Bond Framework

 Début 2020, EDF a intégré la biodiversité dans son Green Bond Framework, nous raconte Matthew Reed, responsable de la finance durable chez EDF. Cela a du sens quand on sait que "80 % des installations d'EDF côtoie des milieux naturels", explique-t-il. Aussi, "il y a une question essentielle de la données pour reporter sur l'état de la biodiversité et le bien qu'on lui apporte". 

En septembre dernier, Xavier Girre, DAF d'EDF, nous expliquait dans un interview le sens d'intégrer la biodiversité dans le Green Bond Frame Work

Finance et biodiversité : l'importance de la donnée pour donner de la valeur

 Rachel Kolbe, responsable de la RSE chez In Vivo, explique que leur but est "de donner à l'agriculture un rôle clé dans la protection de la biodiversité, la capture du carbone, la qualité de l'eau". Pour cela, elle assure que le tracking des progrès est essentiel. "Pour monétiser le service environnemental rendu par l'agriculture, il faut des données précises". Elle appelle alors les investisseurs et l'Europe à financer ces projets. 

Les débats reprennent

C'est reparti au Palais Brongniart pour l'après-midi de discussions du Climate Finance Day 2020. L'équipe de l'Essentiel de la Finance Durable se remet aussi au travail ! 


Petit rappel du programme : 

 "Sur la voie de la neutralité carbone : financer les émissions négatives", menée par HSBC

 "Finance et Biodiversité", menée par BNP Paribas

 "Fintech for green" menée par Finance for Tomorow et l'Ademe

Le charbon représente moins de 1 % du total des actifs français (ACPR, AMF)

  Les débats n'ont pas repris au Climate Finance Day. L'occasion de découvrir le   dernier rapport publié pour l'occasion par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), superviseur français de la finance, et l'Autorité des marchés financiers (AMF). Il porte sur "le suivi et l’évaluation des politiques charbon des institutions financières". 

Pour les deux institutions, il existe des "zones de progrès importantes" concernant les investissements des acteurs financiers dans le charbon. 

"S’agissant des 20 principales sociétés de gestion françaises analysées, 16 disposent d’une politique charbon et un seul acteur ne souhaite pas se doter d’une telle politique en raison de son portefeuille d’activités. En revanche, seulement 6 gérants ont à ce jour communiqué une date de sortie du charbon", peut-on lire.

Plus loin : "L’exposition du secteur financier français apparaît sensiblement inférieure à 1 % du total des actifs concernés pour chaque secteur".

L'ACPR et l'AMF émettent toutefois six recommandations : 

- de formuler des politiques charbon avec notamment l’adoption d’une date de sortie ;

- de justifier les critères et seuils retenus dans ces politiques et, le cas échéant, la prise en compte de critères additionnels dans les politiques permettant d’atteindre l’objectif de sortie ;

- d’accroître la transparence des politiques charbon, en particulier en explicitant les exemptions appliquées dans certains cas ;

- de préciser la façon dont les institutions financières prennent en compte les entreprises en transition et/ou affichant une intention ou un engagement de sortie du charbon ;

- d’améliorer le suivi individuel des expositions et la poursuite des efforts menés au niveau de la Place en termes d’harmonisation des méthodologies ;

- de préciser les données utilisées pour la mise en œuvre des politiques et leur suivi.

C'est la pause déj' 

Taxonomie, Reporting extra financier, Green bonds...

Les participants du CFD ont de quoi cogiter pour la pause déj' après cette riche matinée ! 


C'est la pause aussi pour la rédaction. On se retrouve à 14h15 pour trois ateliers parallèles : 

-  "Sur la voie de la neutralité carbone : financer les émissions négatives", menée par HSBC

-  "Finance et Biodiversité", menée par BNP Paribas

-  "Fintech for green" menée par Finance for Tomorow et l'Ademe

Bon appétit ! 

Spécial dédicace

En fin d'intervention, Bruno Le Maire remercie tout particulièrement le député LREM Alexandre Holroyd, qui a rédigé un rapport intitulé "Choisir une finance verte au service de l'Accord de Paris", remis au ministre cet été.

Retrouvez l'interview d'Alexandre Holroyd dans l'Essentiel de la Finance Durable !

Le charbon ne suffit pas

La sortie du charbon annoncée en juillet 2019, c'était bien. Il est temps de passer à autre chose maintenant !

La place de Paris doit développer une stratégie de sortie du financement des activités pétrolières non conventionnelles comme elle le fait pour le charbon, explique Bruno Le Maire. 

Banques et taxonomie

Les banques françaises doivent être les premières à appliquer la taxonomie européenne sur les activités vertes. C'est le défi que leur donne Bruno Le Maire. 

Je souhaite qu'elles poursuivent leurs travaux pour rendre compte du caractère soutenable des actifs de leurs bilans et cela doit être leurs travaux pour les mois avenir - les mois, pas les années ! 

Au boulot !

 Les Français attendent de la transparence sur leur épargne. Je suis convaincu que les acteurs financiers les plus transparents seront ceux qui attireront le plus de clients, notamment chez les jeunes. 

Acteurs français : encore un effort !

Il y a encore de grandes disparités dans la manière dont les établissements financiers français s'engagent vers la transition climatique, selon Bruno Le Maire. Les méthodologies de sorties du charbon ne sont pas toutes les mêmes, certaines sont plus faibles que d'autres... "Je souhaite que nous arrivions à une harmonisation des méthodes pour sortir du charbon", déclare le ministre.

Plusieurs annonces du ministre

 Je le redis, la finance sera verte ou ne sera pas et je suis déterminé à ce que la France soit en pointe sur ce sujet. Nous avons été un moteur de cette finance verte depuis l’accord de Paris. Je vous annonce aujourd’hui que la France émettra en 2021 une deuxième obligation verte

Intervention de Bruno Le Maire

Intervention surprise de Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie. Il devait ouvrir la journée, mais reconfinement oblige, il a décalé son intervention à la fin de matinée.


Annonce

Éric Lombard, DG de la Caisse des dépôts, fait des annonces sur la décarbonation du portefeuille de gestion d'actifs.

 L’année dernière, on a pris l’engagement de sortir de toutes les entités dont plus de 10 % de leur énergie vient du charbon. Aujourd’hui, nous allons aller plus loin : on va sortir les entreprises qui produisent plus de 10 GW à partir du charbon, nous allons les inciter à en sortir et, s’ils ne le font pas, nous sortirons de ces actifs. Même chose pour les sociétés minières.  

Ce qui est nouveau, nous intégrons toutes les autres énergies fossiles : pétrole et gaz de schiste, sables bitumineux, etc. Nous allons le faire dans le cadre d’un dialogue avec les sociétés du portefeuille. 


Lutte contre la pandémie : ne pas oublier la transition

Éric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts, est sur la scène du Climate Finance Day pour la dernière session de la matinée.

 C’est très important dans cette situation difficile que la transition énergétique et écologique reste au cœur de nos préoccupations. Je ne sais pas s’il faut encore parler de plan de relance, mais dans le cadre du plan de lutte contre la crise sanitaire, avec Bpifrance, nous avons décidé de doubler la mobilisation qui était prévue pour passer à 40 milliards d'€ de mobilisation, dont 6,3 milliards en fonds propres. 

Son interview dans l'Essentiel de la Finance Durable à retrouver ici.

Deux annonces de la SFIL

Les territoires ont besoin de soutien financier pour réussir à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Philippe Mills, directeur général de la SFIL, appelle les territoires à faire remonter les projets.

La SFIL a les moyens de les financer. Philippe Mills fait deux annonces sur les projets verts et sur les projets sociaux.

 Je voudrais proposer à toutes les autorités locales d’avoir tous les an une enveloppe de prêts verts de 1 milliards d’euros. Nous pouvons le faire. Deuxième proposition : avoir la même enveloppe pour les prêts sociaux pour les hôpitaux. J’espère que ces deux enveloppes pourront être utilisées 


Pour les PME, les solutions techniques manquent

Dans son étude, Bpifrance demandait aux PME quel était le frein principal pour entamer leur transition bas carbone. Un tiers d’entre elles pointait l’absence de solution technologique pour les aider.

"Ce que nous prévoyons de faire, c’est de doubler les financements pour les "Green techs", déclare Pascal Lagarde, de Bpifrance. Parmi les outils que la banque publique veut déployer : prêts à l’innovation, investissement en capital ou bien créer des fonds de fonds dédiés. "Une chose importante, c’est de répandre l’innovation sur tout le champ économique : il faut mettre en contact ces start-ups avec les grands groupes utilisateurs, mais aussi avec les PME et les ETI", confie Pascal Lagarde.


Le rôle de l'innovation

Christina Friborg insiste sur la nécessité de soutenir les innovations, capitales pour aider des entreprises comme la sienne à atteindre ses objectifs. Elle propose quelques outils financiers : mécanisme de garantie, système de capital innovation pour soutenir de nouvelles innovations… Le tout devant être soutenu par la réglementation. "Cela permet d’assurer la compétitivité des investissements que nous faisons", déclare-t-elle.

Technologies bas carbone

 Quand vous produisez de l’acier, les émissions de CO2 viennent des hauts fourneaux, c’est donc là que nous voulons travailler. Nous voulons mettre des aciers sans carbone d’ici 2026 et être neutre en 2040", affirme Christina Friborg, vice-présidente exécutive et responsable de la durabilité de SSAB.

Les PME doivent aussi s’y mettre

Un sujet important pour réussir la transition vers une économie bas carbone consiste à aider les PME à transformer leur modèle. Un véritable défi pour ces petites entreprises qui n’ont pas forcément les moyens financiers, techniques et humains de le faire.

Une étude de Bpifrance auprès de 1000 dirigeants de PME françaises montre cependant que plus de 80 % d’entre eux sont sensibilisés au changement climatique. Mais seul 30 % le traduisent dans leur stratégie.

"Ils manquent d’accompagnement et d’accès aux technologies nécessaires, explique Pascal Lagarde, directeur en charge des affaires internationales, de la stratégie, du développement et de la recherche chez Bpifrance. Nous ambitionnons de donner à toutes les PME les moyens financiers et technologiques pour réussir leur transition."


Deuxième Table Ronde, c'est parti

Ambroise Fayolle, le vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), lance la deuxième table ronde de la matinée sur le thème :  "Faire en sorte que le pacte vert finance l’économie réelle et les territoires". 

Le VP de la BEI rappelle  que la banque publique sera entièrement alignée sur l'Accord de Paris dès la fin de l'année. Ambroise Fayolle avait expliqué la stratégie dans l'Essentiel il y a quelques mois

Sujet qui fâche

 Doit-on compter sur le nucléaire pour mener la transition énergétique ? Le chef économiste de l’AIE semble penser que oui, mais fait une réponse plus diplomatique : "Nous conseillons les autorités françaises à réfléchir aux difficultés si elles décident de se passer du nucléaire".

L’Allemagne a fait ce choix, "mais cela coûtera beaucoup plus cher", assure Lazlo Varro.


Ne pas oublier l’emploi

 La table ronde aborde le sujet de l’emploi, à risque du fait de la crise sanitaire. Mais aussi du fait des nouvelles énergies, qui nécessitent moins d’opérateurs. "Beaucoup de gens travaillent dans les centrales électriques, dans les mines, etc. Au contraire, les éoliennes ne nécessitent que très peu d’opérateurs", rappelle Lazlo Varro, le chef économiste de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Il y a des solutions néanmoins, Lazlo Varro pointe notamment l’efficacité énergétique, susceptible d’être une véritable "job machine".


"L'appel à la raison" lancé par le patron de la Caisse de Dépôts

 À 12h30, Éric Lombard, DG de la Caisse des Dépôts interviendra au CFD.

Plan de relance, exclusion, dialogue actionnarial, changement climatique... Il décrit une banque publique investie sur tout les fronts. Surtout, il critique la recherche de certains investisseurs d'un profit irréaliste au détriment de l'inclusion sociale et de la lutte contre le réchauffement.

Son interview est à retrouver ici

Frein réglementaire

Pour la FFA, des efforts réglementaires doivent être faits pour permettre d'orienter plus d'investissements vers l'économie bas carbone. Florence Lustman, de la FFA, mène la charge contre la réglementation Solvabilité 2, qui régit les assureurs.

"La réglementation Solvency doit être revisitée pour prendre en considération les investissements long terme. Le régime Solvency n’est pas cohérent avec notre horizon à long terme : il n’y a pas de charge sur les obligations souveraines, mais une charge de capital jusqu’à 39 % pour les autres investissements", martèle-t-elle.

La FFA perçoit les risques physiques du changement climatique

Florence Lustman, présidente de la Fédération française de l’Assurance (FFA), rappelle quelques chiffres qui montrent l'impact physique du réchauffement climatique.

"Dans les années 80, le montant annuel moyen des catastrophes naturelles était de 1,2 milliard d’euros, c’est maintenant trois fois plus, à 3,5 milliards d’euros", explique-t-elle.

Green Bond Standard de la Commission européenne

Pascal Canfin montre la valeur de l'exemple et l'ambition de la réglementation européenne à créer une norme qui dépasse les frontières de l'Europe.

"Quand la Commission européenne sera, dès l’année prochaine, le premier émetteur de Green bonds au monde, il est évident que le Green bond standard européen sera scruté par le reste de la communauté financière", assure-t-il. 

Relance verte

 Ici à Bruxelles, on est 100 % mobilisés pour créer la première relance européenne alignée avec l’Accord de Paris. On a un plan de relance européen financé de manière solidaire par les contribuables européens autour de 650 milliards d’euros. Ce que l’on a déjà gagné : 37 % de ce plan ira à la lutte contre le réchauffement climatique.

À coté de la part verte, il y a aussi le fait de dire que tout le reste ne doit pas nuire. Et c’est un principe qui est maintenant ancré dans une législation européenne, la taxonomie , déclare Pascale Canfin, par vidéo interposée.


Relancer l’économie

Première table ronde de la journée, sur le thème "Comment la finance durable peut-elle relancer l’économie européenne et soutenir une transition juste ?". Le sujet est introduit par Pascal Canfin, le député européen et président du comité Environnement du Parlement européen.

"Cela ne changerait rien au climat"

"Beaucoup de gens me demandent de vendre tous mes actifs dans les fossiles. Je pourrais le faire, ce serait une formidable communication. mais cela ne changerait rien au climat. D'autres continueraient à produire ce pétrole. Le plus important est d'accompagner nos trois milliards de client dans leur transition vers les renouvelables (...) On ne change pas un système que par l'offre, mais en aidant les consommateurs à changer", Patrick Pouyanné, Total

"Je ne suis pas votre ennemi"

"Je ne suis pas votre ennemi. Je veux vous montrer que je suis un acteur proactif", explique Patrick Pouyanné PDG de Total devant les investisseurs engagés du CFD. 
 


L'Observatoire est lancé !

Finance for Tomorrow a présenté en ouverture du Climate Finance Day le nouvel Observatoire de la Finance Durable. Vous pouvez en retrouver tous les détails sur l'Essentiel en suivant ce lien !

Le reporting extra-financier au coeur de la bataille

"La donnée extra financière  est une enjeu de souveraineté. Cela concerne l'opinion publique et toute la société. La révision européenne du reporting extra-financier s'annonce ambitieuse. La France fera en sorte que ces travaux soient ambitieux ! La diffusion gratuite et massive  de ces données nous permettra de mettre de la science dans nos décisions", explique Olivia Grégoire.

Les labels au coeur de la finance durable

Olivia Grégoire, Secrétaire d'Etat à l'Économie sociale, solidaire et responsable, met l'accent sur les labels à l'heure de la transition de l'économie : 

"Nous nous réjouissons du succès du label ISR, mais ne nous endormons pas sur nos lauriers. Continuons à le faire évoluer. Quand nous avons lancé le label "Relance", il était inenvisageable qu'il n'intègre pas des critères ESG et, bien sûr, le charbon en est exclu". 

Bruno Le Maire absent

C'est Olivia Grégoire, Secrétaire d'Etat à l'Économie sociale, solidaire et responsable, qui le remplace en ouverture du sommet.

"Le Covid-19 n'est pas une excuse pour ralentir"

C'est la première prise de parole de Mairead McGuiness, commissaire Européen sur les services financiers, la stabilité financière et les marchés. Quelques points clés de son intervention : 

- "Le Covid-19 n'est pas une excuse pour retarder nos réponses face à la perte de biodiversité, les enjeux environnementaux, et la lutte contre le changement climatique". 

- "Nous porterons la finance verte à un niveau supérieur et nous allons accéléré". Elle cite alors les travaux menés pour mettre en avant la transparence sur les produits financiers. 

- Notre but est "que les investisseurs puissent identifier les projets qui vont atténuer le changement climatique". 

- "Nous souhaitons que le S (Social) de ESG soit plus important dans nos travaux"

Un observatoire de la finance durable

Thierry Déau annonce la création d'un observatoire de la finance durable pour que "la Place de Paris soit transparente". Dans quelques minutes, l'Essentiel de la finance durable vous présentera un article complet sur cette annonce. 

Des trillions à mobiliser pour rendre l'économie durable

"Le Green Deal est la réponse européenne à la crise et permettra de relancer l'économie par la finance durable (...) Nous allons devoir mobiliser des trillions pour rendre l'économie durable. Cela va au-delà du climat. C'est une question holistique qui comprend des enjeux sociaux", Thierry Déau, Président de Finance for Tomorow et PDG de Meridian

S'emparer de la taxonomie, l'appel d'Augustin de Romanet

"J’appelle tous les investisseurs à s’emparer du débat de la taxonomie européenne. Les investisseurs doivent comprendre les besoins de l’entreprise". Augustin de Romanet

Le Président de Paris Europlace appelle à ce que la Taxonomie ne soit pas "l'ère de jeu de tous les Ayatollah de la planète".  C'est un point essentiel pour "l'après-crise" et la "souveraineté" européenne. 

Les fonds verts cotés européens en plein boum !

Les encours des fonds verts cotés européens ont presque été multiplié par deux en deux ans, pour atteindre 60 milliards d'euros. Retrouvez l'étude publiée par Novethic, avec l'Ademe, dans le cadre de la "Paris for Tomorrow Week", qui confronte ces fonds verts à la future taxonomie européenne.

Demandez le programme

 Pour retrouver le déroulement de la journée du CFD, c'est ici

Olivia Grégoire et la crise du capitalisme

En attendant le début des débats, retrouvez notre interview d'Olivia Grégoire, Secrétaire d'Etat à l'Economie sociale, Solidaire et responsable. Elle y parle de l'évolution du label ISR, de la transformation du capitalisme et du modèle de l'ESS. 

 "Le capitalisme financier est à bout de souffle, et connaît une crise qui ne date pas de la Covid mais de plusieurs années"

Bienvenue sur le live du Climate Finance Day 2020

 Retrouvez-nous toute la journée en direct sur ce live pour suivre les conférences et les principales annonces. 
Pour suivre la vidéo du CFD rendez-vous sur Youtube



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