Mark Lewis, responsable de la recherche investissement sur le changement climatique chez BNP Paribas AM., @BNPPAM

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"Depuis l'Accord de Paris en 2015, on a assisté à un changement d’attitude des investisseurs institutionnels", Mark Lewis de BNP Paribas AM

 Article réservé aux abonnés|Par  Arnaud DUMAS|Publié le 11/12/2020

À l’occasion des cinq ans de l’Accord de Paris sur le climat, Mark Lewis, responsable de la recherche investissement sur le changement climatique de BNP Paribas AM, explique comment le secteur de l’énergie a été révolutionné sous la pression des acteurs financiers. La crise sanitaire actuelle accélère la tendance, avec un secteur du pétrole en crise existentielle et l’arrivée de futures énergies comme l’hydrogène vert.

Pensez-vous que, en cinq ans, le monde de la finance a beaucoup évolué sur la question du climat ?

Oui, je pense que plusieurs éléments le montrent. L’une des initiatives les plus importantes est sans doute la formation du groupe Climate Action 100+, lancé en 2017 lors du One Planet Summit. Elle représente aujourd’hui plus de 40 000 milliards de dollars d’actifs et environ 500 sociétés de gestion et investisseurs institutionnels. Avec cette force de frappe, on peut vraiment faire une différence. Depuis 2015, on a assisté à un changement d’attitude des investisseurs institutionnels sur le changement climatique. La pression est là ! C’est le cas depuis deux ans sur les grands groupes pétroliers. Ils ont été obligés de prendre en compte le climat d’une façon que je n’avais jamais vue avant.